Circuit de 4 Km

Laissons notre voiture sur la place du village et rendons-nous au bout de la rue de Tahure.

Arrivé au "petit pont" nous découvrons sur la droite au carrefour de la rivière un petit bras qui vient de sous les arbres, suivons le et après quelques mètres s'offre à nous le gazouillis juvénile de la source. En hivers son débit est impressionnant, il contraste avec son tarissement l'été.

 

 

 

 

Sur son parcours, l'ain est renforcé par plusieurs sources, surnommées " fontaines ". D'après la tradition, il y a la fontaine saint Brice à 50 mètres environ en amont de l'église où l'on se rendait pour baigner les enfants, " fontaine briscot ", elle sort d'une une petite loge de pierres.

Il y avait aussi une fontaine dédiée à saint Meen, dans laquelle les mamans plongeaient leurs enfants affligés de cette éruption de boutons appelée " mal de saint Meen ". Cette fontaine peu éloignée de l'église se trouverait sur les bords de la rivière. L'eau de ces sources dit-on, guérissait les écrouelles (l'inflammation des ganglions lymphatiques d'origine tuberculeuse).

 

 

Poursuivons notre périple par la rue FARNSWORTH et descendons la rivière, traversons la route départementale et prenons la rue JESSON. Au bout de celle-ci continuons sur le chemin qui longe la rivière, non sans avoir fait un détour par le pont et constaté que l'Ain au cours de ces 500m c'est considérablement renforcé, il s'agit maintenant d'une belle rivière. En se penchant au-dessus on pourra même découvrir les restes du fossé des remparts construit vers 1579 et qui faisaient le tour du village.

Marchons le long de cette rivière qui s'amuse à fleurter avec le chemin comme une amoureuse qui fait attendre le premier baiser.

Au bout de 300m à un coudre du chemin alors que la rivière se rapproche au plus près avant de s'éloigner de nouveau "à l'endroit de la photo" on peut découvrir la fontaine NICLET qui sort d'une petite loge de pierre. Puis encore une dernière étreinte et le chemin s'éloigne.

La contrée s'appelle "la vieille tannerie", puis le chemin surplombe le début de l'étang au lieu dit "Les Roises".

Il fallait beaucoup d'eau pour tanner et laver les peaux ; la tannerie s'est donc implantée loin du village.

Les roises étaient des trous creusés le long de la rivière, ils servaient à faire rouir le chanvre par macération pour le défibrer.

Quatre réservoirs furent créés à 300m en aval de l'étang pour l'élevage du poisson.

A la ferme des Wacques l'établissement d'une digue a permis la création, de l'étang.

 

Poursuivons notre périple jusqu'à la digue de l'étang, et découvrons là. Celle-ci permettait la retenue d'eau nécessaire au fonctionnement d'un moulin à grain.

Le moulin fut transformé après la première guerre en centrale électrique. Il est maintenant à l'abandon.

L'étang privé à une surface de 4 ha, et jouxte la ferme des Wacques, une vaste exploitation agricole de 450 ha.

Deux signes blancs majestueux sillonnent ses eaux et partagent leur domaine avec les canards sauvages et quelques solitaires hérons.

 L'Ain prend donc sa source à Souain au pied du château d'eau d'où le nom du village. Après un parcours de près de 7 km il se jette dans la Suippe, à St Hilaire le Grand après avoir traversé l'étang des Wacques; deux ruisseaux se jettent dedans, celui de la culatte près de sa source et celui de couneux après l'étang.

Terminons notre balade par le chemin qui longe la route départementale et nous ramène au village sur la place de l'église.

 

 Et laissons dernière nous l'eau rejoindre la Suippe puis se jeter dans l'Aisne, la Seine et enfin la mer du Nord après avoir parcouru près de 500Km dans un voyage d'environ 15 jours.