Le village de Perthes les Hurlus était un petit village de 156 habitants en 1914. Son nom vient de pierreux ou de buisson en dialecte champenois. Ses habitants étaient surnommés des Perthisas , des Perthrias , des Courias ou des Moqueurs.

 

 

 

 

Un vieux dicton disait:

- Qui passe au Mesnil sans être bayi

- Aux Hurlus, sans être mordu,

- A Perthes sans être moqué,

- A Tahure sans être crotté,

- Ne trouvera pas de fille à marier.

 

Perthes les Hurlus était connu pour son moulin à vent constitué d'une tour en craie d'un diamètre de 6m, qui se trouvait entre Perthes et Hurlus.

Les habitants vivaient au 19 siècle pour 1/3 du travail de la laine et pour 2/3 de celui de la terre.

Elle a su conserver ses traditions puisqu'elle est une des rares communes de la Marne à avoir une légende "La légende de St Gengoux". Cette légende est tirée d'une particularité de ce village, il ne possède pas de rivière et se trouve alimenté en eau par des puits profonds 25 m et par des mares de ruissellement. Malgré ceci une rivière y prend sa source une à deux fois par siècle et se jette dans la "Goutte".

 

 

La guerre 14-18 va obliger la population à fuir leurs maisons le 2 septembre 1914. Ils sont partis, pensant revenir une fois l'orage passé, mais cet orage qui déversa tant d'éclaires et tant de foudres, dura quatre années.

Combien de fois, ton nom de Perthes les Hurlus a-t-il raisonné dans le cur des hommes et encore bien plus de fois a-t-il été le seul lien entre une mère, une épouse et ces soldats, dans la triste solitude de la Champagne ?

 

 

Ton âme fut frappée à mort, comme celle de milliers de jeunes de vingt ans, qui firent le sacrifice de leur vie pour te défendre. Comme eux tu es mort, fidèle à ton poste, pour que tous les autres villages de France puissent continuer à vivre.

Sur le linceul de végétation qui désormais te recouvre, plane cette épitaphe gravée en lettres de sang :

--- MORT POUR LA FRANCE ---

--- TOMBE AU CHAMP D'HONNEUR ---

 

 Le 14 juin 1950 après que le village de Perthes les Hurlus soit officiellement disparu pour former le camp militaire son nom et son territoire sont rattachés au village de SOUAIN. Son village d'adoption prendra le nom de SOUAIN Perthes les Hurlus.

 

Une monographie sur le Village de Perthes les Hurlus a été écrite en 1993 par Michel GODIN